Le Collectif 14 pour le respect des droits des étrangers appelle à une
POUR DIRE NON A UNE LOI...
Qui ne considère les étrangers que comme des forces de travail en allant jusqu’à l’ignoble avec le recours aux tests ADN pour les procédures de regroupement familial (dérive uniquement destinée à plaire à la frange la plus droitière de l’opinion).
Qui exclue les étrangers en situation irrégulière des dispositifs d’hébergement d’urgence.
Qui cible les conjoints de Français et les familles avec enfants...et à travers cela principalement les africains. Les conjoints et les familles qui demandent des papiers sont en effet surtout africains, Maghrébins ou Noirs sub-sahariens arrivés seuls par avion. L’immigration est différente pour les
familles d’Europe de l’Est qui arrivent traditionellement en voiture avec leurs enfants. Les hommes africains peuvent donc apporter leur force ou leur intelligence, mais leurs familles doivent rester au pays.
Qui impose des ressources plus élevées pour accéder au regroupement familial, refuse de dispenser les retraités des conditions de ressources, impose une formation en français plus longue pour les candidats au regroupement familial, maintient la possibilité des contrôles ADN, supprime la possibilité de demander sur place des visas de long séjour pour les conjoints de Français, réduit certains délais fort utiles pour exercer des recours (délai d’appel pour les demandeurs d’asile par exemple), ...
Toutes ces mesures nient les droits fondamentaux des étrangers, y compris les droits familiaux des étrangers en règle, à l’heure où la démographie européenne montre la nécessité d’organiser l’immigration légale. C’est ce que demande la Commission Européenne de même que le Conseil de
l’Europe qui vient de demander à ses membres de régulariser massivement les sans papiers dans l’intérêt de tous.
| Le Préfet avait annoncé en juin qu’il épongeait une partie des dettes que la collectivité devait à Jean de Bosco pour éviter la faillite du 115. Une personne a été nommée spécifiquement pour assister les
familles déboutées.Personne qui fait ce qu’elle peut...avec les moyens qu’on ne lui donne pas !
Au final : la galère d’une mère de famille arménienne plusieurs fois à la rue depuis 3 mois, alternant hôtels à Caen, Mondeville, Lisieux, aux bons soins de l’Asti, chez leur famille de Lisieux… Dernier exemple en date…une famille vidée en 24 heures chrono de son hébergement d’urgence et relogée sur la presqu’île, sous le pont de Callix, dans la zone portuaire et à côté des réservoirs d’essence : résultat pour les 2 enfants jusqu’à aujourd’hui scolarisés au collège H Brunet, à pieds dans ce secteur lugubre (pas de bus) 4 heures de trajet par jour (matin, midi et soir)... Comment ces enfants peuvent-ils grandir et étudier normalement ? | Depuis le 01 août, une vingtaine de familles étrangères n’ont plus aucune aide financière. L’État a repris ses prérogatives qu’il avait un temps laissé au Conseil Général et qui consistait à donner 3 € par
jour et par personne quand il y avait un enfant de moins de 3 ans. Et quand l’état reprend d’une main, ce n’est pas pour redonner de l’autre…3 mois sans un centime pour ces familles à qui l’on fait miroiter
une régularisation contre une promesse d’embauche... tout en les mettant en garde contre le travail au noir !
Depuis la rentrée scolaire, c’est la multiplication des contrôles d’identité, la plupart du temps au faciès et conformément aux recommandations du Ministre Hortefeux. S’en suivent arrestations, mises en examen, puis en rétention (9 en 9 jours) et parfois expulsion, comme celle de M.DOMINGOS, ressortissant Angolais marié à une française, expulsé
la semaine dernière pour être arrivé en France illégalement. Pour lui c’est une séparation pour des mois de sa femme avant un retour certain en toute légalité puisque marié à une Française, il obtiendra, de droit, un titre !
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